jeudi 1 mars 2007

Théorie

Quelle journée bizarre aujourd'hui !

Je me lève, et direct, je me sens vraiment mal, physiquement parlant. Un truc très bizarre à décrire...comme une grande douleur partout dans le corps, mais en même temps nulle part. Une grande tension. Un truc que d'habitude je ressens très fort dans le visage quand je suis crevée et que ça fait des années que j'essaye de décrire parfois au corps médical - finalement j'ai laissé tombé, tant pis.

Je me dis que c'est juste un truc du réveil, que ça va passer avec la journée, le jus d'orange et le pooridge du matin. Et ça ne passe pas. Même pire, ça empire. En même temps, je ne me sens pas malade, mais mal à l'aise, tendue, crevée, incapable de me concentrer.

Et c'est là que la théorie est apparue dans ma tête. JE SUIS EN MANQUE DE COURSE A PIED. Et oui ! Cette semaine est ma semaine de repos : 2 entraînements au lieu des 6 habituels par semaine. Un lundi et un vendredi. Là ça faisait donc 2 jours de suite que je n'avais pas courru du tout, chose qui ne m'était pas arrivée depuis le 4 janvier - même lors de notre première semaine de repos il y a un mois on avait eu 3 entraînements.
Je me rapelle un article sur des hormones libérées pendant l'effort physique et la dépendance qu'elles peuvent engendrer. J'envoie donc un mail à Elise en lui disant que je dois être en manque "d'endomorphine" (c'est quoi ce mot d'abord ? Des endomorphismes refoulés de prépa qui ressortent ? Un mélange d'endorphine et morphine ?) - et je fais quelques recherches.

Bilan :

- "Les coureurs de fond parlent même d'extase suite aux libérations importantes d'endorphines résultant de leurs gros efforts - une sensation proche de celle éprouvée par la prise de substances illicites". Tiens d'ailleurs allez voir tout l'article, il est super intéressant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Endorphine

- "Les enképhalines peuvent aussi entraîner des formes de dépendance sans drogue : l'addiction au sport, par exemple. En effet, le sportif acharné sollicite quotidiennement ses neurones à enképhaline. Lorsque les circonstances l'obligent à cesser son activité, il peut alors souffrir d'un véritable manque physique. Il existe ainsi des addictions sans drogue, entretenues par la dépendance du cerveau à ses propres sécrétions."

Voilà ! Je suis complètement accro à ma drogue, la course à pied.

Pour ce qui est de l'extase ressentie, on en parle souvent avec Elise. Au bout d'une bonne heure de footing, parfois même un peu moins, il nous arrive de courir et de se dire "je suis complètement stone là...ah toi aussi ?".
Mon défi était de ne pas courir ce soir et de résister à la tentation. Et ça tombait bien parce que j'avais RV avec mes futures colocs ! La suite au prochain article !

2 commentaires:

Homer a dit…

Y'a d'autres moyens de trouver l'extase ! Je suis pas fan de course à pied, sans objectif réel, mais je doisdire que ça me ferait pas de mal pour retrouver mon endurance

Anonyme a dit…

Hep hep, tu m'en vends un peu ?
Allez, un peu d'endomorphine quoi ? moi aussi je veux kiffer come vous quoi !