Orthographe
Ajh, je suis passée pour une demeurée au boulot parce que j'ai écris dans un mail : "Corrigé-je tel truc ?".
Heureusement, mes collègues sont ouverts à la discussion et s'intéressent autant que moi à l'orthographe. Une rapide recherche sur google m'amène sur le site suivant : http://www.leconjugueur.com/frformeinterrogative.php, qui explique :
"Lorsque le pronom je est placé après le verbe, le e final devient tonique et est remplacé traditionnellement dans l'écriture par le é pour refléter sa prononciation. Avec la réforme de l'orthographe, on peut également le remplacer par un è. Les règles qui suivent ne sont pas modifiées.
- Eussé-je autant aimé l'enfant née d'un mariage heureux ? (Mauriac)
- Ô puissé-je, en expiation, souffrir de longues heures. (Proust)
- Aussi bien préféré-je... (Gide).
Cette construction reste cependant très littéraire et est peu employée dans le langage courant si ce n'est justement pour provoquer un effet de moquerie vis-à-vis du "beau langage". Les seules inversions qui sont véritablement employées à l'oral sont extrêmement rares. Citons le cas des verbes du troisième groupe monosyllabiques : dis-je, puis-je, vais-je, dois-je, ai-je et suis-je qui sont à peu près les seules à être utilisées fréquemment. Des formes comme viens-je ou cours-je sont remplacées par est-ce que je viens, est-ce que je cours pour éviter l'effet de plaisanterie."
Me donne à la fois raison et tort (sur l'effet de moquerie). Pas inintéressant.
Ce soir, chili délicieux chez Carine, que j'avais aidé à trimballer sa nouvelle télé du magasin jusqu'à chez elle un peu avant. Tchatche puis rentrée tôt car fatiguée.
1 commentaire:
Pour moi ce n'est pas être plouc que de connaître le possibilité d'inverser verbe et sujet à la première personne...
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